L’échec nous fait grandir

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En France, l’échec est mal vu. Il faut réhabiliter cela !

Contrairement aux USA où on vise la première place, mais où on estime ceux qui tentent même s’ils ne réussissent pas, en France lorsqu’on se « trompe », « commet une erreur », les portes se ferment.

Je sais de quoi je parle, j’ai créé une société quelques années après la fin de mes études, j’étais jeune, j’étais motivé et je ne me voyais pas chercher un emploi ou rester chez moi sans rien faire comme beaucoup de mes semblables. Au bout de 2 ans, il a fallu se rendre à l’évidence, la société ne donnait pas le rendement escompté et je survivais plus que je ne vivais en tant que chef d’entreprise. A regret, j’ai donc mis la clé sous la porte…

Pour moi, ces 3/4 ans d’entrepreneur était une incroyable expérience. 3/4 ans car il y a toute la phase de création d’entreprise et celle de cessation à prendre en compte. Je pensais bêtement que ce vécu allait m’aider à trouver un emploi mais je me trompais.

Au lieu d’être un moteur, cette entreprise que j’avais du arrêter était un frein pour bon nombre d’interlocuteurs chez qui je postulais; D’un côté, certains insistaient sur mon manque d’expérience pour ne pas me recruter, me mettant la tête dans mon échec et d’autres voyaient mon ambition comme dangereuse pour la société, ne pouvant être cantonné à un rôle de « sous-fifre » ( mots entendus en entretien).

Aucun recruteur ne m’a demandé ce que j’avais retenu de positif dans mon expérience entrepreneuriale, c’était moi qui faisait part de ce que l’échec ( oui le mot est lâché !) m’avait appris. Il est bien plus formateur d’être à la fois son employé et son patron, son comptable et son actionnaire, de voir ce que chacune de mes actions pouvaient engendrer ou ne pas engendrer, directement sans passer dans un système trop hiérarchisée.

Pour revenir à une comparaison avec les USA, prenons une société à succès actuellement: Apple. MacBook, iPhone, iPad, des réussites que personne ne contestent. Et pourtant ! Dans les années 90 ( oui 1990 !), la firme de Cupertino lançait une tablette nommée Newton, qui n’a pas eu le succès escompté.

Steve Jobs a su se servir de l’erreur du lancement de ce produit pour lancer l’iPad presque 20 ans plus tard. Et si les Macbook sont des succès, qui se souvient de l’iMac ?

Google a stoppé son service Google Wave mais la société américaine a pris cet échec comme une chance. Eric Shmidt, CEO de la firme, indiquant lors d’une conférence: “Nous essayons des choses… Souvenez-vous, nous célébrons nos erreurs. Nous sommes une entreprise où l’on a aucun problème avec le fait de tester quelque chose à fond, de ne pas obtenir de succès de ce travail et d’apprendre de cet échec.”

Mieux, Eric Schmidt a conseillé aux employés : ‘Faites vos erreurs vite – pour pouvoir faire un autre essai dans la foulée’”. On peut difficilement imaginer ce type de propos dans la bouche d’un grand patron français. Non pas parce qu’aucun ne s’est trompé mais tout simplement parce que glorifier l’échec serait mal perçu par les milieux économiques nationaux et l’opinion.

Pour être plus terre à terre, quand un enfant fait du vélo sans les petites roues arrières et tombe, que font ses parents ? Ils lui interdisent de remonter sur la selle ou ils l’encouragent à remonter rapidement ? Il faut s’en souvenir quand on entreprend …

Pour en revenir à mon cas personnel, quelle était ma situation quand j’ai été contraint de cesser  mon activité ? Je gagnais un peu moins que le SMIC ( d’un contrat 35h) chaque mois …mais je travaillais parfois jusqu’à 15 heures par jour., et même le week-end. Sans vie personnelle en fait, l’entreprise était ma vie personnelle ! Un peu dur donc …

Mais quel bonheur maintenant ! 10 ans après cette première expérience non couronnée de succès. J’ai appris qu’il ne fallait pas croire qu’un marché était conclu tant que le contrat n’était pas signé même si c’est le PDG d’une société qui y met sa main à couper ou le maire d’une ville qui se porte garant. Que de rencontres intéressantes j’ai pu faire grâce à cette première entreprise, surtout que souvent on dit « si jeunesse savait, si vieillesse pouvait » moi j’étais jeune et je savais… et dans ma nouvelle vie, cela m’a aidé. J’ai appris aussi qu’il faut aussi se garder un jardin personnel et des plages de repos même si on se sent capable de tout faire. Mon échec m’a donc bien été profitable.

Et c’est pourquoi, je conseille souvent de ne pas avoir peur de se tromper quand un futur entrepreneur m’interroge. « L’expérience est la somme des erreurs passées », alors n’ayez pas peur de vous tromper ! Certes, ne le faites pas exprès car l’échec n’est pas la condition du succès mais ne baissez-pas la tête si vous devez reconnaître que vous vous êtes trompés. Bien au contraire, soyez fier de ce que vous avez fait … car vous l’avez fait ! Et parlez-en ! Pour montrer que vous avez essayé des « choses » pour montrer aux autres que vous vous êtes trompés mais que vous avez continué à y croire et que vous êtes devenus ce que vous êtes devenus !

Bonne réussite à vous !

Et faîtes moi part de vos erreurs ! Nul doute qu’elles (me) seront profitables dans l’avenir !
D’ailleurs, quelle a été votre dernier échec et qu’en avez-vous retenu ?

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