Faire bonne impression ? une seule chance, vous êtes sûr ?

Ah là là, c’est le type de phrase que je ne peux plus entendre.

Et pourtant, elle est dite et redite dans de nombreux domaines.
« On n’a qu’une seule chance de faire une bonne première impression » … je vais tenter de vous démontrer le contraire. Elle est belle ma photo d’illustration, non ? qu’en pensez-vous ? Au cas où çà vous intéresse ( et çà devrait vous intéresser sinon vous ne liriez pas ces lignes ), l’homme « édenté » que vous voyez se nomme Bobby Clarke, il est peu connu ( sinon pas connu du tout ) en Europe et pourtant.

Qu’avez-vous pensé de ce joueur en le voyant ? car oui, c’est un joueur … un joueur de Hockey sur glace pour être plus précis. Il est même une légende chez les Flyers de Philadelphie. Ah je vois déjà que votre intérêt est maintenant différent. Sa carrière avait pourtant mal commencé puisqu’il n’a été choisi qu’au 17ème choix lors du draft de la ligue de hockey.
Mais ce n’est pas pour cela qu’il est célèbre. Lors de ses 4 premières années de joueur professionnel, il n’a raté qu’une seule rencontre. Et grâce à la confiance que lui a apporté le club, son palmarès a été le suivant: 2 coupes Stanley, 3 trophées Hart, 1 trophée Bill Masterton, 1 trophée Lester B Pearson, 1 trophée Frank Selke, Capitaine des Flyers pendant 8 saisons et 1210 points en 1144 parties … un « tableau » que des joueurs « draftés » avant lui n’ont pas atteint !

Ce n’est pas lui qui n’a eu qu’une chance de faire une première bonne impression, ce sont les autres ! Entre le début de cet article et maintenant, certains se diront alors qu’il faut se méfier de la première impression. En fait, cette dernière est la conséquence de l’environnement.
Ainsi, autre exemple sportif, Didier Deschamps, recruté par l’Olympique de Marseille, avait été jugé trop « tendre » par Bernard Tapie pour son équipe. Pourtant, c’est ce même joueur qui a aujourd’hui le plus beau palmarès du football français gagnant même, en tant que capitaine de l’OM, la prestigieuse Ligue des Champions que Bernard Tapie souhaitait remporter. Pas mal pour un joueur trop « tendre » ?

Le domaine sportif recèle de ces exemples: Javier Pastore, actuellement « star » au PSG, avait été proposé aux recruteurs de l’AS Saint-Etienne qui ne l’ont pas engagé en indiquant que des joueurs comme lui, ils en avaient plein leur centre de formation.
Et Olivier Giroud avait entendu son entraineur à Grenoble, en Ligue 2, dire de lui qu’il n’avait pas les capacités pour être un bon footballeur et n’atteindrait jamais la Ligue 1. L’erreur est humaine, il est actuellement meilleur buteur du championnat de France et a été sélectionné en équipe de France.

Dans le monde de l’entreprise, prenons le cas de Steve Jobs.
Lorsqu’il était jeune, personne ne souhaitait travailler avec lui car il ne se lavait pas et donc ne sentait pas « bon » alors qu’ensuite, certains auraient payer pour être engagé par lui !

Je suis sûr qu’en y réfléchissant vous avez vécu des situations où votre première impression a été modifiée en fonction du contexte…

7 thoughts on “Faire bonne impression ? une seule chance, vous êtes sûr ?

  1. Disons que la première impression donnera un à-priori que l’autre risque de garder longtemps avant qu’on puisse la changer. Ce n’est pas irréversible mais ça a une influence réelle.

    Après tout le monde à la chance de pouvoir faire ses preuves et changer cette première impression.

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  2. Effectivement il est possible de modifier une première impression.

    Après est il stratégique d’en générer des mauvaises consciemment ?

    Ce que je note, c’est qu’il ne faut pas partir « perdant » sous prétexte d’une mauvaise ou moyenne première impression.

    C’est valable avec un client, un prospect…
    Sinon on ne fait rien.

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  3. Franchement, je ne crois pas trop à la première impression. Si elle est ratée, il faut se préparez pour réussir la seconde! Tout se négocie et l’erreur est humaine. Il n’y a que dans les entretiens d’embauche où on n’a pas le droit à l’erreur, parce que ce sont « les règles du jeu » et certains DRH les prennent très à coeur.

    Comment réussir sa deuxième impression ? En y croyant tout simplement!

    Quand j’ai passé mon permis, j’ai échoué à l’une des questions que l’on pose avant de monter dans le véhicule. Ya mieux comme 1ère impression… Mais je ne me suis pas décontenancée. J’ai passé l’épreuve sereinement…et j’ai eu mon permis. Dans ce cas, avoir raté la première question a peut-être joué en ma faveur car j’ai su garder la tête froide.

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