publié le 22 juin 2015 par  en catégorie Conseils, Entreprendre

autoentrepreneurCréé avec la loi de modernisation de l’économie de 2008, le statut d’autoentrepreneur permet l’adaptation du régime de la société, même individuelle, à l’entrepreneur à son compte. Cette adaptation passe par une simplification générale des démarches et procédures qui accompagnent la création d’une entreprise, par rapport au statut de la société à but lucratif.

On détaille 4 points pour vous convaincre de vous lancer en tant qu’autoentrepreneur.

1) Une simplification de l’immatriculation

Depuis le 1er janvier 2015, les autoentrepreneurs doivent s’enregistrer en fonction de leur activité soit au registre des métiers tenu par la chambre des métiers et de l’artisanat, soit au registre du commerce et des sociétés du greffe du tribunal de commerce.
Remplir un simple formulaire (le formulaire P0) déclaratif suffit à l’autoentrepreneur, alors qu’immatriculer une société suppose de rédiger les statuts à reproduire, de publier la création de la société dans un journal d’annonce légales, etc.

2) Un régime comptable plus léger

A l’inverse de la société, l’autoentrepreneur n’est pas astreint à l’obligation de dresser des comptes annuels. Il est simplement obligé de tenir un livre de recettes qui va recenser de façon quotidienne les ventes ou prestations facturées à un tiers.
Une seconde obligation est imposée aux autoentrepreneurs commerciaux : ceux-ci doivent également tenir un registre des achats pour enregistrer les biens acquis pour faire fonctionner l’activité.

3) Des charges sociales en fonction du chiffre d’affaires

L’autoentrepreneur souscrit au régime micro-social, qui est le régime des travailleurs indépendants en dessous d’un certain seuil pour le chiffre d’affaires.
Pour l’autoentrepreneur, la chiffre d’affaires annuel ne peut pas dépasser 32 900€ HT pour une activité de prestations de services ou pour les activités libérales, et 82 200€ HT pour des activités de commerce (achat / revente et prestations d’hébergement).
En cas de chiffre d’affaires nul, il n’a pas besoin de payer de cotisation sociale pour l’année écoulée, ce qui n’est pas le cas de l’entreprise individuelle.

4) Un régime fiscal avantageux

L’autoentrepreneur a le choix entre 3 régimes :

– L’autoentrepreneur peut choisir d’être soumis au régime de la micro-entreprise, qui lui permet d’être exonéré de la TVA. Le prélèvement est le même que pour l’impôt sur le revenu. L’enjeu se trouve dans le calcul du bénéfice imposable car les microentreprises bénéficient d’un abattement fiscal pour frais professionnels (entre 30% et 71% du CA).

– Il peut opter pour le prélèvement fiscal libératoire de l’impôt sur le revenu, lequel lui permet de payer en une fois l’impôt sur le revenu et les charges sociales : ce prélèvement est de 14.3% du CA pour les autoentrepreneurs commerciaux, d’environ 25% pour les prestataires de services ou libéraux.

– Par défaut, l’autoentrepreneur est affilié au régime micro-social simplifié : il est exonéré de TVA et doit payer, tous les mois ou tous les trimestres, entre 13 .3% et 22.9% de son chiffre d’affaires.

Depuis 2008, le bilan est clair. Plus d’un million d’autoentrepreneurs se sont lancés et l’INSEE estime qu’aujourd’hui, plus de la moitié des entreprises créées sont des autoentreprises.
L’entreprenariat a fait un bond grâce à ce statut avantageux et le seuil de 500 000 entreprises créées tous les ans est dépassé depuis la création de l’autoentrepreneur. Alors pourquoi pas vous ?

[ en collaboration avec LegaLife ]



Deja 7 reactions.

  1. Les 4 raisons d’opter pour le statut d’autoentrepreneur http://t.co/kF4YmB8DXp

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  3. jule paumard dit :

    Pourquoi alors les jeunes vont en Belgique, Thaïlande et autre pour ouvrir leur startup ?!

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  4. Les 4 raisons d’opter pour le statut d’autoentrepreneur http://t.co/Dm3iP8n33F via @euKlide

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  5. Hervé dit :

    @jule paumard:
    L’article ne dit pas que la France est le meilleur pays pour se lancer en tant qu’autoentrepreneur. Il me semble que cela montre simplement, si on veut s’établir en France sans forcément un gros capital de départ, on a un choix judicieux avec le statut de l’autoentrepreneur en France. C’est comme cela que je l’ai compris et j’ai trouvé l’article très clair !

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  6. C’est un très bon statut autant pour une activité « annexe » que pour une activité professionnelle principale.

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