Pascal Obispo, M.Pokora, Hors des Réseaux Sociaux comme Donald Trump ?

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Une des infos de la semaine dernière, c’est la mise à l’écart des réseaux sociaux de Donald Trump.

Dans un premier temps, Twitter et Facebook ont suspendu provisoirement le compte personnel de l’actuel ( encore pour quelques jours ) président des Etats Unis d’Amérique. La firme de Jack Dorsey a ensuite été plus répressive en bloquant complètement la possibilité pour son propriétaire de s’exprimer … suivi par l’entreprise de Mark Zuckerberg.

reseaux sociaux reseau facebook twitterEt on parle du coup de l’apparition du futur ex-président sur un autre réseau, plus en adéquation avec ces idées. Est-ce une possibilité qui s’offre à tout le monde ?
Comme je le dis souvent, si vous n’êtes pas satisfaits d’un service, vous pouvez le quitter, rien ne vous oblige à rester. Que ce soit Twitter qui supprime ( ou bloque ) des messages, Facebook qui bloque des comptes publicitaires ou Google qui décide de ne pas référencer un site comme il se doit, la majorité se dit tributaire de ces service et que les quitter leur coûterait beaucoup d’argent. Mais depuis quelques mois, la « rébellion » s’organise.
Pendant le confinement, l’humoriste Kev Adams avait décidé de proposer des « live » à sa communauté. Une bonne idée, sauf que le « retour » n’a pas été à la hauteur des ambitions de l’humoriste. Il faut dire que s’il avait réussi à attirer 7000 spectateurs sur internet au début, très vite le nombre de présents ne fut plus que de 2500 environ. Et même si cela représente un Olympia, cela ne représentait que 0.04% de ses abonnés. Loin d’être un succès mais la conclusion n’est pas vraiment là !

La conclusion c’est de savoir ce que rapporte réellement les personnes qui en suivent une autre.
Que ce soit une personnalité politique, un comédien, un chanteur, ce nombre fait-il réellement le business ? Dans le nombre de ceux qui suivent une personne, il y a les fameux » bots » ou les « faux comptes », qui permettent d’afficher un nombre impressionnant. Certaines sociétés se sont ainsi spécialisées dans la fourniture de « fans » moyennant finance même si les entreprises comme Twitter et Facebook tentent de contrôler cela, étant une pratique « illégale ».
Or, la finalité c’est le « passage à l’action » … et donc on arrive à des « déceptions » comme celle de Kev’Adams, car être « suivi » ne signifie pas avoir de l’influence. Mais comment faire alors pour avoir des résultats positifs ?

Déjà, il ne faut pas prendre la voie des « comptes fake », c’est à dire des « bots » ( robots ) qui ne répondront pas à vos sollicitations où à des abonnés « achetés » auprès de sociétés. Le seul point positif de ces systèmes est que vous aurez plus de fans en nombre mais en terme de résultat sur investissement, cela ne va pas agrémenter vos journées. Et ensuite, il va falloir « travailler » pour que de « vrais fans » s’engagent et soient captivés par vos publications.
Deuxième élément à considérer, les personnes qui vous suivent ne vous « appartiennent » pas … elles font partie de la plateforme que vous utilisez. Si Facebook ou Twitter décide de bloquer, ou pire fermer, votre compte, vous n’avez plus la possibilité d’avoir une relation avec ces fans, et même s’ils sont vais à 90% ( oui, il y a toujours des faux comptes, ou des comptes « dormants » qui n’interagissent pas avec vous ! ).
Et ne croyez pas qu’il faut agir comme Donald Trumpo pour voir « ses réseaux » fermés, je l’ai vécu il y a quelques années avec un compte Twitter, heureusement que j’avais prévu le coup.

Que faire alors ?

La rumeur indique que Donald Trump envisage de lancer son propre service de communication pour continuer à s’exprimer ( plus de 30 twitts par jour pendant son mandat de président ! ) et récupérer un peu de ses plus de 60 millions d’abonnés. Est-ce utopique ?

little monster mady gaga réseaux réseau

J’ ai le regret de vous informer que non. Non, ce n’est pas impossible comme l’a prouvé Lady Gaga dailleurs. Si je vous dit « Little Monsters« , cela ne vous dit certainement rien. Pourtant, c’est le nom de l’application qu’a lancé  la chanteuse américaine. Le nom se réfère au surnom donné à ses fans et permet à ceux-ci d’avoir accès à du contenu exclusif. De quoi, renforcer les liens entre l’artiste et ceux qui en sont friands.

Et cela ne date pas d’hier car c’est en 2012 que la chanteuse de « Poker Face » a proposé ce mode de communication, subtil mélange de Facebook pour les discussions, de Pinterest ( pour partager des photos ), de Google+ ( oui, ce réseau existait ! ) et de Digg ( pour permettre de noter la qualité des « discussions » ).
Bien entendu, ce « lieu » étant uniquement consacré à Lady Gaga et à sa gloire ( ? ), n’y comptez pas trouver du contenu polémique ou trop critique envers la star. Il est possible de discuter entre membres et ainsi de se fixer des rendez-vous pour les événements ( concert, apparition TV … ) avec la chanteuse.

Quel intérêt ?

Le premier est bien entendu de se détacher des gros sites comme Facebook ou Twitter, qui ont leurs règles et qui peuvent du jour au lendemain les modifier … en obligeant donc ses membres de s’y conformer; même s’ils ne sont pas d’accord avec. Lady Gaga c’est plus de 57 millions d’abonnés d’un côté et plus de 82 millions de l’autre, donc la chanteuse ne peut pas faire sans. Mais dans ces comptes, combien sont réellement actifs et donc « bankables » comme on dit de l’autre côté de l’Atlantique, c’est à dire « qui rapportent financièrement ». Car s’abonner fan est extrêmement facile, il suffit de cliquer sur un unique bouton, mais être fan, c’est acheter les albums, des t-shirts et autres produits dérivés, ce qui nécessite un investissement. Donc en proposant son propre site, Lady Gaga sait que sa communication aura plus d’impact que ce soit lorsqu’elle donne son avis mais aussi, et surtout ?, quand elle propose un produit.

Et en France ?

C’est quasiment tout chaud mais des artistes français ont décidé de s’y mettre … notamment avec l’annulation des différentes tournées qui n’ont pas permis aux fans de rencontrer leurs vedettes. Et avec des concerts en moins, cela fait des rentrées d’argent en moins. Ainsi, se sont lancés les « concerts virtuels » qui permettent, moyennant finance d’assister de chez soi à un show de sa star préféré. Fabien Olicard a été l’un des premiers « dégainer » ce genre d’offre qui a été un succès et a donc été suivi par d’autres.
in live with reseau jenifer pokoraDernièrement ainsi, M.Pokora a proposé un concert sur une nouvelle plate-forme de diffusion qui a réuni en une soirée 60 000 personnes ( pour 20 000 billets vendus, car on peut être plusieurs devant l’écran à regarder ). Et le français n’a pas fait qu’enchainer les titres, comme l’avait fait avant lui des artistes américains, mais a réellement été proche de ses « spectateurs particuliers » en interagissant avec eux comme il le fait lors de concerts « normaux » à l’aide tablettes tactiles se trouvant sur scène lui permettant de réagir ainsi avec les différents commentaires que ses fans n’ont pas manqué de laisser pendant qu’il se produisait sur scène.
Oui, ok mais quel est le rapport avec les réseaux sociaux. Justement, fort de ce succès, a été lancé en même temps une plateforme propre à l’artiste, qui permet de ne réunir que les « vrais » fans: « pour tout voir, tout savoir, tout avoir avant les autres » ( c’est ce que veulent les « acharnés », non ? ). Son nom ? In Live With.  ( en direct avec ).
La « promesse » de cette application est d’accéder à des posts exclusifs, de suivre, de partager, de commenter, d’aimer du contenu relatif à l’artiste. En outre, « In Live With » met en avant que chez elle, pas de faux compte ou de fake. Les « In Livers » reçoivent  une alerte dès que sa star est en live pour lui permettre de vivre un moment privilégie, peuvent se faire de nouveaux amis qui partagent ses passions ( pas uniquement musical ) au
travers des groupes de discussions, peuvent aussi créer des groupes d’amis et discutez ensemble par messages privés et être « liké » par la star.
A noter que la chanteuse Jenifer utilise la même plateforme déjà !

En évolution

obispo all acess reseauxCette semaine, c’est Pascal Obispo qui a créé l’événement dans le domaine puisque le chanteur d’origine bordelaise a décide de s’affranchir des maisons de disque en proposant lui aussi une plateforme réunissant tout son contenu.
« Obispo All Acess » ( disponible sur Apple et sur Android ) est en fait un service qui permet d’accéder à tout ce que Pascal Obispo a fait et fera. Un modèle qui rappelle celui de Neil Young avec son application Neil Young Archives .  Le chanteur indique vouloir se rapprocher de ses fans par ce moyen en expérimentant notamment différents contenus, qui lui était refusé par les maisons de disque traditionnels. Ainsi, moyennant 5,99 € par mois ou 59,99 € par an, soit le prix d’un ticket de concert, les abonnés auront droit chaque vendredi à un nouveau contenu, pas forcément musical.( Interview, Bande Dessinée, Film ). A noter que Pascal Obispo a indiqué que tous les « Studios », le nouveau nom qu’il donne aux albums, seront proposés via ce service et a priori  uniquement par ce biais.

Il y a donc des possibilités de faire sans Facebook ou Twitter … Bon, il est vrai qu’l faut quand même avoir une base conséquente sur ces réseaux pour ensuite « basculer » sur son propre service … mais tout est possible ! Pour le moment, les solutions sont encore tributaires d’Apple ou de Google mais qui sait à l’avenir ?
Dailleurs, au moment où j’allais mettre en ligne cet article, j’apprends qu’un artiste chassé d’Instagram, réseau traditionnel, aurait décidé de lancer son propre réseau social: Booba et YO2.

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