Peut-on encore réussir en tant qu’entrepreneur ?

L’auto-entrepreneuriat avait le vent en poupe il y a environ 5 ans… Mais depuis, ce statut semble ne plus avoir les faveurs des entrepreneurs. Quand je parle d’entrepreneurs, c’est bien de personne qui entreprennent dont je parle et pas des « prestataires » qui sont en fait des « salariés » déguisés, tels certains livreurs de colis, de repas, qui dépendent d’une société et sont donc comme des employés, puisque répondant au bon vouloir d’une entité supérieure. Est-il encore possible aujourd’hui de se lancer en créant sa propre entreprise ?

Surmonter les obstacles pour devenir entrepreneur

Pourtant, comme l’indique Nicolas Serrat sur son site https://www.nicolasserrat.fr, il est facile de devenir entrepreneur. Encore faut-il le vouloir ! Car le plus grand obstacle à surmonter, que l’on soit un homme ou une femme, c’est bien la peur de ne pas y arriver. Mais si on rembobine votre vie, celle-ci est souvent faite d’échecs qui vous ont permis de progresser. Alors pourquoi est-il si mal vu d’échouer ? Pourquoi vouloir se lancer dans l’entrepreneuriat ?

En fait, tout cela est à nuancer. Par exemple, aux États unis, l’échec est formateur… et c’est comme cela qu’il faut le voir : Nelson Mandela disait « Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends ». C’est aussi ma façon de penser et c’est ce que j’essaie d’inculquer aux personnes qui désirent se lancer. Surtout à l’époque actuelle, où on peut trouver de nombreux conseils pour réussir, on n’est plus seul ! Même si l’auto-entrepreneur est considéré comme une seule personne, il faut savoir s’entourer et prendre conseil auprès de ceux qui savent.

Quelques conseils de grands entrepreneurs qui ont réussi

Tout d’abord, commençons par celui qui a révolutionné « le monde » du commerce : Jeff Bezos, qui indique qu’il faut faire quelque chose pour laquelle vous avez beaucoup de passion, “même si ce n’est pas dans la tendance actuelle”. Steve Jobs, fondateur d’Apple, a ajouté qu’il est si difficile de réussir ce que l’on entreprend, que “si vous n’avez pas de passion et que vous êtes sain d’esprit, vous arrêterez”.

Paul Graham (Y Combinator, une pépinière d’entreprise aux USA), lui, précise que le produit ou le service qu’un entrepreneur propose doit répondre à un problème. Cela évite de vendre quelque chose qui ne répond à aucune demande. Il faut donc faire attention aux besoins de son public et y répondre.

Walt Disney disait que “la meilleure manière de se lancer est d’arrêter de parler et de commencer à agir”, ce que confirme Jack Dorsey (Twitter) en déclarant que “le plus dur c’est de commencer”. Avoir une idée, c’est bien, l’exécuter c’est indispensable !

Entourez-vous !

Comme indiqué plus haut, à plusieurs on y arrive mieux et plus vite ! Pour Warren Buffet, il faut “côtoyer des gens meilleurs que vous”. C’est d’ailleurs ce qu’on dit également lorsque vous assistez à une réunion : si vous êtes la personne la plus intéressante de la pièce, c’est que vous vous êtes trompé d’endroit ! Attention à la culture d’entreprise. Souvent mise de côté par les entreprises, cet élément est très important. Tony Hsieh (Zappos) propose un modèle dans ce domaine avec « l’entreprise du bonheur ».

Personnalisez et adaptez

Soignez votre « story telling ». Même si cela semble surprenant, vos acheteurs prêteront plus attention à votre histoire qu’à votre produit ou votre service. Acceptez les critiques qui pourraient être portées à votre connaissance et communiquez le plus possible, afin d’avoir des retours sur vos propositions. Comme précisé précédemment, une idée ne vaut rien : c’est son exécution qui compte. Aussi, il ne faut pas hésiter à présenter son projet même si celui-ci n’est qu’en phase d’amorçage. À ce propos, vous ai-je parlé déjà de mon « marathon » ? #Teasing ! Elon Musk (Tesla) vous conseille aussi de “chercher continuellement la critique, car une critique sur ce que vous faites vaut de l’or”.

« Sache quand écouter les autres et quand n’écouter que toi-même » a dit Mark Svenson. C’est-à-dire qu’il faut savoir faire la part des choses et n’écouter que les critiques constructives. Si on vous dit « C’est nul ! », ce n’est pas ce qui va vous faire avancer… alors que si on vous dit « c’est nul, ça ne capte pas la 3G », là, vous savez dans quelle direction aller pour améliorer votre produit. Seules les personnes médiocres tenteront toujours de saper vos ambitions, tandis que “les grands vous font sentir que vous, aussi, pouvez devenir grand” comme disait Mark Twain.

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Sachez rebondir : toute expérience est bonne à prendre

Cécile Lazorthe, de Leetchi, revient sur un élément crucial : l’échec. Elle demande aux entrepreneurs de prendre celui-ci comme l’opportunité de développer sa résilience. Essayez, échouez, réparez puis recommencez, ou comme on dit outre-Atlantique « Try, Fail, Fix », ce doit être le leitmotiv de ceux qui veulent réussir.

Autre conseil: ne vous voyez pas plus important que vous ne l’êtes en « levant » des fonds trop tôt. Obtenir de l’argent, c’est bien, mais attention : vous abandonnez une partie de votre entreprise à d’autres et risquez à un moment donné de la voir prendre une voie qui n’est pas forcément celle que vous auriez souhaité emprunter.

Quelques autres éléments également à considérer : même si tout le monde peut devenir entrepreneur, chacun a sa propre personnalité. Il faut analyser quelles sont nos forces et nos faiblesses, voir si cela peut « coller » avec ce que nous désirons faire. Cela peut aussi vous montrer les difficultés qui pourraient être les vôtres. Ainsi, dans le monde de l’internet, si vous ne parlez pas un mot d’anglais, il va être difficile (mais pas impossible) de devenir célèbre. Bien entouré, tout est possible !

Impossible n’est pas Français, il suffit d’oser pour obtenir des résultats surprenants. Par exemple, lorsque j’ai créé ce blog, je ne pensais pas rencontrer de personnes influentes du monde de la télévision, et j’ai été surpris quand certaines m’ont sollicité pour des questions auxquelles je pensais ne jamais avoir à répondre. De nos jours, l’entrepreneur n’est plus seul, mais encore faut-il qu’il se donne les moyens de ses ambitions. Cela peut passer par des formations, des séminaires, des réunions… où les rencontres permettront de faire germer des idées qui aideront au bon épanouissement d’un projet.

Et n’oubliez pas : en anglais, on dit « Take a chance », soit « saisis ta chance » alors qu’en France, on dit « prends des risques » ! Il appartient à chacun de montrer (et de démontrer) que le risque est une chance.

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