Se diversifier ou se spécialiser

Que cela soit pour un blog ou pour un entreprise, se pose souvent cette question.

Vaut-il mieux se diversifier ou se spécialiser ? Que choisir et pourquoi ? Voyons donc les 2 possibilités offertes dans le développement d’une activité.
D’un coté, la spécialisation permet de se concentrer sur une activité et de s’adresser à une clientèle bien définie. Certains optent pour cette solution car ils bénéficient d’un avantage concurrentiel et en tirent profit, ce qui fait d’eux les leaders du marché. Cette « concentration » permet aussi de diminuer ses coûts puisque l’objectif est toujours le même. En travaillant sur un seul métier, l’entreprise peut ainsi développer sa gamme afin de varier la qualité des produits proposés. C’est notamment la façon d’agir du groupe Bel qui produit « la Vache qui rit » et le « babybel », 2 produits parmi toute une série de produits laitiers.

Si une telle situation peut être attirante car elle permet de bien connaître son marché, elle comporte certains risques. En effet, être dépendant d’un seul produit est dangereux, si celui-ci se retrouve être mal apprécié par les clients, ou être dépassé par une technologie ( Polaroid et Kodak se sont ainsi retrouvés en difficulté ). Les pertes ne peuvent être compensées par d’autres domaines.
En outre, une telle société sera plus sensible à la concurrence qui n’a qu’un domaine à attaquer pour prendre des parts de marché à son homologue. Donc la spécialisation doit toujours être surveillé afin de ne pas arriver à une saturation du marché et donc à un arrêt de la croissance.

Pour remédier à cette dépendance, des sociétés ont diversifié leur métier.
La diversification consiste à être présent dans différents « métiers ». Cela permet notamment de minimiser les risques:l’un des exemples les plus connus est celui de Bic, qui produit à la fois des stylos, des rasoirs et des briquets, par exemple. La société s’est lancé sur le marché des parfums et cela n’a pas été un succès, sans avoir de conséquence fâcheuse sur l’entreprise.
Proposer des produits ou services différents permet de créer une synergie entre eux … et donc de conforter sa position dominante. Mais cela peut aussi être l’occasion de se repositionner sur un marché plus porteur, c’est ce qu’a fait le groupe Bouygues en investissant dans la télévision avec TF1 ou la téléphonie mobile.

Comme pour la spécialisation, la diversification a des « inconvénients ».
Produire des produits très différents nécessitent des investissements plus conséquents et une méfiance de la part des clients qui se demandent ce qu’une entreprise va faire sur un marché éloigné du sien.
Aussi, cette dispersion peut avoir comme effet de nuire à l’image de la société.

On ne peut pas dire qu’en général il vaut mieux se spécialiser ou se diversifier, tout dépend de votre marché, de vos clients, de vos possibilités. Dautant plus que certaines époques font qu’il est préférable d’être un spécialiste et d’autres d’être des « touche à tout ». Y avez-vous déjà pensé ?

12 thoughts on “Se diversifier ou se spécialiser

  1. Bonjour Olivier,
    Se diversifier ou se spécialiser ? Figures-toi que je me suis souvent posé cette question pour savoir quelle est la meilleure voie dans mon cas. J’ai toujours eu tendance à me diversifier, en agissant de cette façon je me suis aperçu que j’obtenais des résultats mitigés. Je pense qu’en se spécialisant on devient plus efficace car notre travail est focalisé par un seul objectif. Certes cette façon d’agir peut ne pas être bénéfique dans certains cas surtout si le marché visé n’est pas très porteur.

    Manu

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  2. Question très intéressante que tu met sur table.

    D’ailleurs j’invite tout le monde à poster un commentaire pour qu’on débâte un peu autour de ça.

    Dans notre vie, je pense qu’il vaut mieux se spécialiser.

    Pour les entreprises, ça dépend ce que chacun vise, personnellement je préfère la diversification.

    Al

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  3. Merci pour ces exemples Olivier. En effet il faudra se diversifier ou se spécialiser suivant son activité, l’évolution du marché etc.

    J’ai choisi la diversification en portant mon intérêt sur des marchés qui n’ont rien à voir avec mes études (étude dans la finance, et ma première activité sera dans le e-commerce). Les personnes autour de moi le comprennent assez mal des fois et pourtant c’est cette activité qui va me procurer des revenus récurrents et qui permettra de maintenir mes autres sociétés (conseils et immobilier).

    Cette analyse fait partie du business plan et de l’étude de marché.

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  4. Coucou Olivier,

    ah… c’est THE dilemme !

    Choix n’est pas toujours facile je trouve : personnellement, en me spécialisant, j’ai l’impression de passer à côté de plein d’autres choses possible, mais en me diversifiant, je me dis que je suis dispersé !

    Je parle ici à un niveau personnel, surtout s’agissant du Blog par exemple.

    J’imagine que le dilemme est encore plus cruel au stade d’une entreprise !

    Une solution peut être de d’abord commencer sur un filon, un seul, pour l’exploiter correctement, et ensuite de voir si la diversification peut-être efficace.

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  5. Il existe une troisième voie (généralement une branche de la diversification) qui se nomme le multi-spécialiste : plusieurs expertises dans plusieurs domaines (techniques comme fonctionnels).

    Je préfère cependant prévenir qu’en France, la diversification fait souvent penser à une non-expertise, ce qui est le cas chez ceux qui « papillonnent », en effet, mais point du tout chez ceux qui savent approfondir les sujets, tout en gardant opérationnelles leurs compétence(s) et expertise(s) précédemment acquises.

    Pour ma part ayant abordé plusieurs (plus de 10) domaines fonctionnels, cela me classe désormais automatiquement lors d’un entretien d’embauche en tant qu’expert transverse, à savoir la gestion de projet (quel que soit le contexte).
    Après, évidemment, vous n’êtes pas obligé de tout mentionner à votre interlocuteur : à vous de montrer ce qui l’intéresse (et ce qui VOUS intéresse, surtout) dans ce contexte.

    Ce qui est certain, c’est que même une expertise pointue (absolument non diversifiée) doit s’accompagner d’une curiosité sur ce qui se passe « autour ».

    Ne serait-ce que parce qu’un jour, votre spécialité pourrait soit disparaître, soit finir par vous lasser…

    L’essentiel est de rester curieux. Et apprendre chaque jour quelque chose de nouveau, et l’appliquer.

    M.

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  6. Bonjour Olivier,

    Article très pertinent.

    Il est aussi possible d’être un généraliste dans un seul domaine d’activité, un seul marché.

    C’était un choix que j’ai du faire dès le départ.

    Au lieu de me spécialiser sur un thème bien précis, j’ai préféré apprendre beaucoup de choses sur différents domaines.
    De cette manière, on a une vue globale.
    Dans mon cas, comme tu le sais, c’est la mise en place d’un projet web.

    C’est comme dans le bâtiment.
    Il y a le conducteur de travaux « touche à tout » et les experts dans chaque corps de métier.
    Perso, si je devais faire construire ma maison, j’irais voir le conducteur de travaux.
    Et ce conducteur de travaux prendra conseil auprès des experts.

    D’où mon choix.

    Amicalement

    Thierry

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  7. Salut Olivier

    Savoir diversifier ses offres dans un marché spécialisé. Je ne suis pas un adepte de la micro-niche. Je préfère taper plus large, quitte à perdre un peu de temps pour bien me positionner.
    C’est l’effet que je suis en train d’obtenir avec mon blog chocolat. Je passe devant des grosses pointures qui sont là depuis longtemps. Mais j’y passe pas mal de temps.

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  8. Pour remédier à la méfiance des clients, il peut être intéressant d’avoir recours aux réunions de consommateur. Elles permettent d’améliorer son offre et ses produits avant la mise sur le marché.

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