« J’entends siffler le train », Hugues Aufray et le Yo-yo rouge

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hugues aufray troubador since 1948Non, je ne vais pas vous parler du nouveau disque de Hugues Aufray.

Quoique, il le mériterait car je pense que chacun de nous a repris une des ses chansons.
En écoutant récemment une de ses interviews, j’ai noté 2 éléments dont il faut s’inspirer en tant qu’entrepreneur ( comme quoi, je le disais dans mon article sur les Simpsons, tout est bon à prendre ).

La première anecdote que le chanteur de « Stewball » a raconté concerne la chanson « j’entends siffler le train ». Ce titre a été rendu célèbre par Richard Anthony, autre chanteur des années 60. Mais ce morceau n’était en fait pas destiné à ce chanteur. C’était Hugues Aufray qui se chargeait de l’adaptation de ce morceau américain nommé « If You Hear The Whistle Blo – 500 Miles » mais l’éditeur a décidé de prendre le titre et de l’offrir à Richard Anthony.

Il faut savoir que dans ces années là, de nombreuses artistes français adaptaient des titres américains, il n’y avait pas la facilité de communication qu’offre les moyens modernes. Claude François a été coutumier du fait, avec, par exemple, « si j’avais un marteau ».

A noter que parfois les « traductions » étaient des « adaptations » éloignées de l’original, le titre popularisé par Johnny hallyday « le pénitencier » ne racontant pas à l’origine la vie d’un repris de justice mais celle d’une prostituée ( dailleurs dans « Troubador Since 1948 » Hugues Aufray s’est permis une reprise en français fidèle au texte de « The House of the Rising Sun » ).

Et pourquoi je vous écris tout celà ?
Plutôt que de faire un procès, de se livrer à une bataille juridique pour récupérer le titre sur lequel il avait travaillé et l’interprétait, Hugues Aufray l’a « laissé » à Richard Anthony ( qui n’était pour rien dans l’histoire) et s’est contenté de capitaliser les droits d’auteur. Ce qui fait qu’aujourd’hui, l’auteur touche encore des « royalties ».
Un exemple du proverbe « en toute chose malheur est bon », non ? Réfléchissez-y la prochaine fois que vous penserez que tout va mal.

Seconde histoire racontée par Hugues Aufray.
Il a eu la chance de rencontrer de nombreuses stars américaines et à même chanté devant Marthin Luther King ( ce qui est pour lui le meilleur moment de sa vie ). Et il a notamment croisé Tony Bennett. Si ce nom ne vous dit rien, je vais vous indiquer que ce crooner américain a fait parler de lui dernièrement puisqu’il a enregistré un duo avec Amy Whinehouse, diffusé après la mort de celle-ci.
Donc le chanteur français a rencontré son homologue d’outre-atlantique, ils ont discuté longuement ensemble et au moment de se quitter, Hugues Aufray a remis à Tony Bennett, un yo-yo rouge. Pourquoi cela ? telle est la question qu’a posé l’artiste américain ..

Et la réponse est d’une grande intelligence: « Monsieur Benett, pour le moment vous vous souvenez de moi mais je vais repartir en France. Je ne vous reverrai peut-être pas mais moi, je me souviendrai de vous. Par contre, il n’est pas sur que la réciproque soit vrai. Par contre, si je vous revois et que je vous dis que je suis celui qui vous a offert un Yo-Yo rouge, vous vous remémorerez facilement notre rencontre ». Tony Benett a gardé le cadeau et en parle toujours quand on lui parle de chanteurs français !

Une petite astuce que vous pouvez aussi utiliser dans votre communication: apportez un plus ! car même si un client n’a pas besoin de vous à l’instant où il vous lit, il aura surement besoin de vous à un autre moment et il faut lui éviter d’aller voir la concurrence.

Que retenir de ces 2 petites histoires ?
Tout d’abord, que l’on peut apprendre de tout le monde ( mais çà, vous devriez le savoir déjà si vous lisez euKlide )…
Ensuite qu’il ne faut pas faire comme tout le monde pour exister ! Et ensuite, qu’il faut faire différent: si Hugues Aufray avait fait un procès à son éditeur, aurait-il gagné autant avec son titre ? Si le chanteur n’avait pas offert de Yo Yo à Tony Benett, ce dernier se souviendrait-il de lui ?

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3 thoughts on “« J’entends siffler le train », Hugues Aufray et le Yo-yo rouge

  1. J’aime beaucoup …

    Non seulement parce qu’il y a de jolies leçons à la clé. Et aussi parce que cela montre qu’il peut y avoir à apprendre en toute circonstance et toute personne.

    Merci !

    RépondreRépondre
  2. heureusement que tu nous a pas parlé du nouveau CD de Hugues Aufray !…ok je sors…

    je trouve que c’est une belle histoire et cela montre que le storytelling au delà des faits réels ca fonctionne.

    PS. il y a une coquille dans la paranthèse 3eme ligne en partant du bas. « mais ça vous devriez… »

    RépondreRépondre

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